Réussir son état des lieux entrant ou sortant : petits conseils et astuces à connaître

Un état des lieux, ça se prépare. Qu’on s’apprête à quitter son logement ou à emménager, un minimum de préparation est requis. Cela permet d’éviter les problèmes qui font mal au compte en banque. Le bailleur ou l’agent immobilier en charge du logement est capable de trouver quelque chose à vous reprocher. Or, pas question d’y laisser votre caution, ou de vous installer et deux semaines plus tard de découvrir un vice caché. Petits conseils et astuces pratiques pour un état des lieux réussi !

Je quitte mon logement

Vous avez prévenu le bailleur, résilié vos contrats de gaz, d’électricité, fait vos cartons. Ou avez-vous tout nettoyé (même les joints de la salle de bain), tout rangé. Vous avez même racheté une diode pour le four, qui en avait bien besoin. Et là vous vous dites “ok, c’est bon”. Vraiment ?
L’adage qui veut qu’on rende un logement dans l’état où l’a trouvé est vrai, il oublie un détail important ; un logement, c’est comme tout : ça vieillit. Et comme tout, ça laisse des traces : moquette défraîchie, papier peint jauni, fissures dans les murs ou au plafond, humidité due à l’affaiblissement de l’isolation, etc. En immobilier, on appelle cela l’usure normale.

De l’usure différente aux dégradations locatives:

Ce vieillissement naturel est à l’origine de nombreux litiges au moment de l’état des lieux sortants : comment savoir quelles sont les marques dues au temps ? Comment distinguer l’usure normale des dégradations locatives ? Sachant que l’état des lieux est en quelque sorte la deadline pour le locataire sortant, il est conseillé de prévenir les réactions du propriétaire ou du futur locataire. Pour cela, on organise un pré-état des lieux de sortie avec le bailleur ou son représentant, environ une semaine avant l’état des lieux définitif.
Une sorte de répétition de ce qui se passera le jour J qui vous permettra d’appréhender et de résoudre les derniers problèmes.

État des lieux entrant : les choses à faire

DES PHOTOS. On ne le redira jamais assez. Lorsqu’on visite un appartement ou une maison, on ne reste pas dans la contemplation, on s’active. A l’instar des touristes qui se massent devant le portrait de Mona Lisa au Louvres, on sort son appareil photo et on mitraille. Et on pose (beaucoup) de questions. Certaines nous viennent naturellement à l’esprit : le montant du loyer, des charges, le voisinage, la connexion Internet, le syndicat. Renseignez-vous sur les diagnostics de performance énergétique (qui ont un impact significatif sur vos futures factures d’énergie), l’état des canalisations (pour éviter d’avoir à refaire toute la plomberie), l’état des lieux de l’isolation, de l’ensoleillement. Pensez à votre futur confort : des travaux sont-ils prévus dans la voirie ? Le quartier est-il animé ? À quand remonte le dernier entretien de la chaudière ?

Ne soyez pas timide :

Vous êtes peut-être ici chez vous. Vérifiez tout ce qui s’ouvre et se branche : les prises, les placards, les portes, les fenêtres, les robinets, les radiateurs, les tiroirs, etc. Inspectez le sol, les murs, le plafond et les ouvertures de chaque pièce. Et si vous constatez un défaut, faites-en immédiatement part à la personne en charge de la visite.
Munissez-vous d’une lampe de poche pour vérifier de fond en comble les endroits les moins accessibles. Traquez l’humidité, les fissures, les crottes de souris ou de rats, les insectes, poissons d’argent, punaises de lits, blattes et autres indésirables.

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